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Luxembourg : la vallée de la Moselle et la petite Suisse luxembourgeoise

Luxembourg : la vallée de la Moselle et la petite Suisse luxembourgeoise

Éric Boucher - 10-12-2009

Vous voulez savoir quel visage pourrait avoir l'Europe de demain ? Vous voulez découvrir un pays à la fois familier et différent ? Visitez le Luxembourg ! Cette contrée délicieusement provinciale, nous vous proposons de la découvrir en parcourant quelques-unes de ses plus belles routes.

Luxembourg est à 214 km de Bruxelles en 2h12, 220 km de Strasbourg en 1h58, 355 km de Paris en 3h40, et 500 km de Genève en 5h07 quasiment sans avoir à quitter l'autoroute. De par ses dimensions - 82 km maximum du nord au sud et 57 km d'est en ouest -, le pays peut se visiter dans sa totalité en 3 à 5 jours. Nous vous proposons là deux circuits pour un week-end prolongé ou un court séjour.
 
Le Luxembourg, un concentré d'Europe
 
Si le Luxembourg est au cœur de l'Europe occidentale, c'est sans doute autant par son histoire et sa culture que par sa géographie. Par son passé, il est un raccourci de l'histoire européenne. Depuis le partage de l'empire carolingien (en 843), le Luxembourg n'a cessé de se trouver au point de friction de la France et du monde germanique. De ces fâcheuses prémisses et d'une situation géographique qui en fait une place forte naturelle découle tout le reste : successions, annexions, partages, démantèlements... Des ducs de Bourgogne aux Habsbourg, de Louis XIV aux révolutionnaires français, des Pays-Bas à la Belgique, quasiment toute l'Europe a voulu faire main basse sur ce petit pays.
 
Le Luxembourg actuel est né du traité de Londres en 1839, et ce au prix d'une douloureuse amputation. Le pays, situé à la frontière linguistique entre parlers roman et germanique, fut réduit des trois cinquièmes de sa surface au profit de la Belgique et, par le fait même, de la partie francophone qui constituait la moitié de sa population. Le luxembourgeois (un dialecte germanique) est désormais langue nationale, mais dans ce curieux pays le trilinguisme est pratiquement la règle et, dans une boutique ou un restaurant, vous n'aurez aucun problème à vous faire servir en français.
 
Si le luxembourgeois est la langue de communication entre autochtones, en revanche la quasi-totalité des indications routières, des enseignes de magasins, des affiches sont rédigées en français. De même, le français prévaut dans l'administration. Par écrit, le Luxembourgeois s'exprimera plutôt en français et en allemand, quant à la presse, elle est à 90% dans cette dernière langue.
 
Si l'on ajoute à cela une forte main-d'œuvre d'origine latine, l'immigration quotidienne de quelque 110 000 frontaliers, belges, allemands et français, ainsi que les 7 800 fonctionnaires des institutions européennes, le Luxembourg s'impose comme la véritable Babel des temps modernes, un modèle de cohabitation avec 32% de population étrangère et jusqu'à 50% pour la seule ville de Luxembourg.
 
Par son architecture et son urbanisme, le Luxembourg se présente également comme un syncrétisme d'influences belges, allemandes et françaises, suscitant toujours ce même sentiment de familiarité et d'étrangeté.
 
La vallée de la Moselle de Schengen à Wasserbilig
 
Environ 45 km en 2 à 4 heures selon vos arrêts. Un circuit à faire idéalement en septembre, au moment des vendanges.
 
C'est une route facile qui s'offre à vous. Vous ne quitterez pratiquement pas la N10, qui longe la Moselle jusqu'à Wasserbilig, traversant les villages vignerons qui nichent au fond de la vallée. Canalisée depuis 1964, la rivière coule paisiblement entre le Luxembourg et l'Allemagne dont elle constitue la frontière, à peine ridée par les lourdes barges qui relient la mer du Nord via le Rhin. Un paysage qui respire la quiétude et la prospérité, avec des coteaux en pente douce, plantés de vignes sur des échalas très hauts (jusqu'à 2 mètres.)
 
Point de départ, Schengen. Il s'agit bien d'une localité viticole et pourtant ce village-frontière doit surtout sa renommée aux fameux accords abolissant tout contrôle des passagers aux frontières des pays de l'Union. Pour l'anecdote, ces accords furent signés sur un bateau placé au milieu de la Moselle à l'endroit où l'Allemagne, le Luxembourg et la France se rejoignent. Sur la rive, un monument commémore l'événement.
 
La route se poursuit, égrenant les noms de villages coquets : Remerschen, Schwebsange, Bech-Kleinmacher, Wellenstein, Remich. En septembre, l'événement c'est la Fête du vin à Schwebsange où, pour la circonstance, jaillit un précieux nectar de la charmante fontaine des Enfants-aux-Raisins, devant l'église.
 
Bech-Kleinmacher mérite également une halte pour ses anciennes maisons vigneronnes transformées en musée folklorique et viticole, Wellenstein pour ses ruelles typiques et ses caves coopératives, les plus importantes de la Moselle luxembourgeoise, et Remich pour son vin champagnisé.
 
Peu après Stadtbredimus, vous quitterez provisoirement la N10 et prendrez à gauche en direction de Greiveldange. La route grimpe à travers les vignes, offrant de beaux points de vue sur les méandres de la Moselle. Après Greiveldange, il faut redescendre dans la vallée pour atteindre Wasserbilig après avoir traversé Ehnen et son quartier ancien, Wormeldange, la capitale du riesling luxembourgeois, Grevenmacher aux importantes caves coopératives…
 
La route du vin s'achève à Wasserbilig, au confluent de la Sûre et de la Moselle, point de départ idéal pour des excursions en bateau.
 
La Petite Suisse luxembourgeoise
 
Environ 35 km. ½ journée. L'endroit mérite que l'on s'y attarde davantage et que l'on y passe 1 journée pour de belles promenades à pied dans les bois et les rochers. Si vous disposez de peu de temps, c'est le circuit qu'il convient de choisir de préférence à tout autre. De petites routes en lacets, encaissées entre des parois rocheuses, un régal pour ceux qui aiment conduire.
 
Le circuit commence à Echternach (visite : 45 mn), la capitale de cette Petite Suisse et l'une des plus belles villes du Grand Duché. Le site est admirable, ceint de collines boisées, dans la basse vallée de la Sûre, à la frontière avec l'Allemagne. Le patrimoine architectural est lui aussi remarquable et revient de loin, car la ville fut pratiquement détruite en septembre 1944 sous le feu croisé des Américains et des Allemands lors de l'offensive des Ardennes. Rien n'y paraît cependant. Les ruelles du centre historique (piétonnier) sont bordées de jolies maisons traditionnelles aux tons crème et sur la place du Marché se dresse toujours l'ancien palais de justice du 15e s. avec ses arcades gothiques et ses échauguettes.
 
À quelques enjambées de là et formant comme une ville dans la ville par sa taille imposante : l'abbaye. Ce monastère eut un très grand rayonnement intellectuel au Moyen Âge, mais de cette époque, s'il subsiste de précieux manuscrits (dont le fameux Codex Aureus conservé à Nuremberg), il ne reste rien des bâtiments médiévaux, les derniers ayant été détruits en 1724. L'ensemble que l'on découvre aujourd'hui date pour l'essentiel du 18e s. et présente une belle facture classique.
 
Jouxtant le monastère, la colossale basilique St-Willibrord se dresse aujourd'hui sous une forme romane à quatre tours. Les nazis ayant volontairement fait sauter les anciennes tours en 1944, le parti pris de la restauration a été de s'éloigner des ajouts et du modèle gothique. Quant à ce brave saint Willibrord, on ne s'en souviendrait plus guère sans la procession dansante qui lui est dédiée chaque mardi de la Pentecôte, et ce depuis le 15e s. Le saint ayant eu le pouvoir de guérir la chorée - plus connue comme "danse de saint Guy" -, les habitants d'Echternach lui rendent hommage en traversant la ville en dansant et sautillant sur un air de polka. De fin mai à fin juin, la basilique accueille des manifestations musicales dans le cadre du Festival international d'Echternach.
 
En quittant Echternach, vous prendrez la direction de Diekirch et longerez la Sûre. En tournant ensuite à gauche vers Berdof, vous pénétrerez très rapidement dans des massifs boisés.
 
Après avoir été conquis par la France révolutionnaire en 1795, le Luxembourg devint le "département des Forêts". Les richesses naturelles de cette région nous permettent de comprendre ce qui a pu conduire les Conventionnels à une telle dénomination. Dans un paysage chaotique de rochers étranges et de défilés, des fûts de toutes les essences se hissent vers la lumière : hêtres, charmes, pins, bouleaux, chênes aux pieds desquels coulent de nombreux ruisseaux. La route est magnifique et prend une dimension quasi féerique en atteignant le Perekop. Ce rocher surplombe la route de près de 40 m. Si vous avez le cœur bien accroché, vous pourrez, par un escalier aménagé dans une étroite crevasse, accéder au sommet du rocher : vous vous trouverez alors au niveau de la canopée avec une belle vue sur les bois et la route qui serpente. Au Perekop, vous pourrez rattraper le sentier de randonnée reliant Echternach à Grundhof et qui en cet endroit longe le ruisseau Aesbach.
 
Jusqu'à Berdof et au-delà, la route est ponctuée de rochers aux formes tourmentées auxquels la tradition populaire a donné des noms pour le moins suggestifs : Hölle (l'enfer), l'Ile du diable, Priedigtstull (la chaire du prédicateur)... On ne s'étonnera donc pas que cette commune idéalement située au cœur de la Petite Suisse luxembourgeoise soit au croisement de nombreux sentiers de randonnée (65 km balisés). Après Berdof, en se dirigeant vers la Mullerthal, apparaît le Priedigstull, énorme masse de grès qui semble sur le point de basculer sur la route. Derrière le rocher, jouez aux aventuriers en vous enfonçant dans les profondeurs de la Werschrumschluff, une immense crevasse.
 
La route descend ensuite vers la Mullerthal, que vous garderez pour plus tard après un détour par Beaufort (tournez à droite à Vogelsmuhle, puis à gauche). La petite cité est surtout connue pour ses deux châteaux dressés côte à côte, l'un Renaissance, l'autre médiéval. Vous découvrirez les ruines du second, un château fort du 12e s. romantique à souhait, selon les termes mêmes de Victor Hugo : "Il apparaît à un tournant, dans une forêt, au fond d'un ravin ; c'est une vision. Il est splendide."
 
Il convient ensuite de revenir à Vogesmuhle et de tourner à droite. La route s'enfonce alors dans la Mullerthal (la Vallée des Meuniers), sorte de paradis perdu, grasses prairies où coule une rivière entrecoupée de petites cascades. Sur les versants boisés surgissent çà et là d'étonnantes masses de grès. Le rêve s'achève ici et l'on regagnera Echternach par Consdorf et Scheidgen.
 
 

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    sites touristiques très fréquenté en période estivale ,cosmopolite,restauration pour tout les budgets,des circuits auto pédestre de 1 jours possible,bravo pour votre description touristique,je pensais avoir quasi tout vue ,voir aussi la vallée de la sure ,des chateaux ext,,,,,,

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    luxembourg ville en voiture stationnement et parking dur dur

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