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Administration et politique

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Administration et politique

En 1976, suite à l’évincement d’Osvaldo Dorticos et l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro, Cuba s’est dotée d’une nouvelle Constitution. Celle-ci est aujourd’hui convoquée afin de rétablir des libertés que le régime castriste est accusé d’avoir bafouées.


L’organisation administrative…

En 1976, il a été procédé à un redécoupage administratif de l’île. Cuba est désormais divisée en 14 provinces : Pinar del Río, La Habana, Ciudad de La Habana, Matanzas, Villa Clara, Cienfuegos, Sancti Spíritus, Ciego de Ávila, Camagüey, Las Tunas, Holguín, Granma, Santiago de Cuba et Guantánamo. Il faut ajouter à cette liste la Isla de la Juventud, province à statut spécial, administrée directement par le gouvernement central. Ces provinces sont elles-mêmes subdivisées en ­municipios (municipalités) qui sont au nombre de 169.


… et politique

Cette division administrative permet d’intégrer les nouvelles institutions politiques prévues par la Constitution de modèle socialiste, adoptée en 1976. Fidel ­Castro devient président du Conseil, et le Parti communiste se réunit pour son premier congrès. Bien que parti unique dictant la ligne politique à suivre, le PCC ne doit plus s’immiscer comme auparavant dans la gestion et l’administration du pays. Cette tâche revient désormais aux organes du Poder Popular (Pouvoir populaire), disposant d’une plus grande marge de manœuvre au niveau local.

À la base se trouvent les organisations de masse . Elles désignent les délégués des assemblées municipales, en charge de la gestion des activités économiques et sociales au niveau local, qui élisent ensuite les assemblées provinciales. Parmi ces organisations : la CTC (Centrale des travailleurs cubains), la FMC (Fédération des femmes cubaines), l’UJC (prononcer « Ou-Jota-Cé », Union des jeunesses communistes), l’Anap (Association nationale des petits agriculteurs) et les CDR (Comités de défense de la Révolution). Ces derniers sont des comités de quartier, mis en place en 1960 pour mobiliser la population face à d’éventuelles agressions contre Cuba. Ces associations chargées de veiller sur les habitants – dans tous les sens du terme – regrouperaient environ 7 millions de membres. Chaque bloc résidentiel, chaque usine, chaque village est ainsi placé sous la vigilance d’un CDR. Toute présence d’un étranger doit être signalée. Tout candidat à l’exil doit être dénoncé. On ne l’empêchera pas de partir, mais on veillera à ce qu’il n’emporte que quelques effets personnels.

Le pouvoir législatif est assuré par une Assemblée nationale élue pour cinq ans. Depuis un amendement à la Constitution en 1992, les députés ne sont plus élus par les assemblées municipales et provinciales, mais au suffrage universel direct.

En dehors des sessions de l’Assemblée nationale, qui siège deux fois par an, le Conseil d’État , organe collégial, peut prendre des décrets-lois. Ses 31 membres sont désignés par l’Assemblée nationale. Le pouvoir exécutif appartient au Con­seil des ministres dont les membres sont élus par l’Assemblée nationale. Depuis la nouvelle Constitution de 1976, le titre de président de la République a disparu ; le chef de l’État cumule les fonctions de président du Conseil d’État et de chef du gouvernement­.

Les premières élections de l’Assemblée nationale et des assemblées provinciales au suffrage universel direct se sont tenues en février 1993. L’opposition interne n’a pu se faire entendre en raison, notamment, du système de candidatures uniques. Avec une participation de 98,8 % de la population, il a été enregistré officiellement environ 20 % de votes défavorables – bulletins blancs et nuls confondus. À l’issue de ces élections, le mandat de Fidel Castro a été reconduit pour cinq ans, et renouvelé en 1998 et en 2003. Mais le Líder Máximo n’est plus en mesure d’assurer le pouvoir, qu’il a officiellement confié à son frère Raúl en 2008.


L’appel à la constitution

Bien que les condamnations et les sanctions se multiplient à son encontre – de la Commission des droits de l’homme de l’ONU à l’Union européenne, en passant par Reporters sans frontières –, le régime castriste accentue de plus belle sa répression à l’égard des dissidents. Ces derniers tentent néanmoins de marquer une étape historique dans la lutte pour les libertés : se prévalant de la Constitution cubaine, qui prévoit un référendum lorsque plus de 10 000 citoyens le réclament, et forts de 11 020 signatures, ils remettent en mai 2002 au Parlement cubain le Projet Varela . Ce texte propose de soumettre à la consultation populaire des réformes qui déboucheraient sur la libération de tous les prisonniers politiques, des élections libres, la liberté d’expression et d’association et le droit de créer des entreprises privées. Leurs espoirs d’ouverture démocratique se voient vite réduits à néant. Les autorités cubaines qualifient immédiatement ce projet de « produit importé, financé et dirigé par des intérêts étrangers ». En 2003, en moins d’un mois, une série de procès expéditifs condamne 78 dissidents à de lourdes peines de prison – la perpétuité pour certains – pour simple délit d’opinion, et trois jeunes sont exécutés pour avoir tenté de détourner un ferry vers la Floride.

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