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Littérature, musique et cinéma

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Littérature, musique et cinéma


Littérature

Au 12 e s., apparaissent les premières œuvres littéraires en catalan. La prose catalane est née avec Ramón Llull (1233-1315) et la poésie lyrique a eu pour principale figure au 15 e s. Ausiàs Marc ,qui abandonna le provençal, la langue poétique, au profit du catalan. Bernat Metge , auteur de Lo Somni ( Le Rêve , 1399) est un prosateur de qualité. Le roman chevaleresque a donné une œuvre emblématique, Tirant lo Blanc , signé par Joanot Martorell ,tandis que L’Espill ( Le Miroir ), de Jaume Roig , peut être considéré comme le précurseur du roman picaresque.

La Renaixença et catalanisme

Après trois siècles de silence, la montée de la bourgeoisie catalane s’accompagne d’un renouveau culturel, la Renaixença , dont Bonaventura Carles Aribau est le symbole. Les grands poètes du siècle sont Jacint Verdaguer (1845-1902), et Joan Maragall (1860-1911). Le dramaturge Àngel Guimerà (Terra Baixa) , connaît la popularité. Au 20 e s., l’essor du catalanisme s’accompagne de la naissance du noucentisme dont le « pape » est le polémiste Eugeni d’Ors (1882-1954), tandis que Pompeu Fabra pose les bases grammaticales et lexicales du catalan moderne. Jusqu’à la guerre civile, la littérature catalane vit une période de splendeur, avec notamment le poète avant-gardiste Joan Salvat-Papasseit , tandis que Victor Català , signe en 1906 Solitud, le premier grand roman moderne catalan, sans oublier Josep Pla (1897-1981).

Déclin et renouveau

La prohibition de l’usage public de la langue catalane après la guerre civile contraint les écrivains catalans à l’exil dont Mercè Rodoreda ( La Place du diamant , 1960). Le renouveau se situe à partir des années 1960. Parmi les narrateurs, citons Joan Sales ( Gloire incertaine , 1956) et Manuel de Pedrolo , et plus tard Quim Monzó (Le meilleur des mondes) , Montserrat Roig (Le chant de la jeunesse) et Ferran Torrent (Contre les cordes) ou le poète Pere Gimferrer .

Mais les écrivains s’expriment aussi en castillan. C’est le cas de Juan Goytisolo (Juan sans terre), de Carmen Laforêt dont le roman Nada (1944) décrit l’atmosphère pesante des années franquistes à Barcelone, de Eduardo Mendoza qui a superbement raconté l’essor de la ville dans La Ville des prodiges (1986) ou de Juan Marsé (Boulevard du Guinardó) . Manuel Vázquez Montalbán (1939-2003), avec son détective gourmet Pepe Carvalho, fait de Barcelone une des capitales du roman noir. Francisco González Ledesma (Les rues de Barcelone) cultive cette même veine. Le roman populaire s’est enrichi en 2006 de L’Ombre du vent , de Carlos Ruiz Zafón , tellement lié à la ville que des circuits sont organisés autour des lieux décrits dans le roman. Citons également La Cathédrale de la mer , d ’Ildefonso Falconés relatant la construction de Santa Maria del Mar.


Musique

La musique catalane, de tradition très ancienne, a donné le magnifique Cant de la Sibil.la , magistralement restitué par Jordi Savall . Parmi les compositeurs, on n’aura garde d’oublier Pau Casals (1876-1973), mais aussi Fernando Sor (1778-1839). Le pianiste Tete Montoliu (1933-1997) a quant à lui donné ses lettres de noblesse au jazz barcelonais.

La présence du Liceu a développé chez les Barcelonais un vif intérêt pour l’ opéra . Parmi les artistes qui y ont été formés, citons la soprano Montserrat Caballé (1933), qui s’est distinguée par son interprétation de Lucrèce Borgia ; sa fille, Montserrat Martí (1972), qui marche sur ses traces ; le célèbre ténor José Carreras (1946) ; Victoria de los Ángeles (1923-2005), soprano à la tessiture pure et souple qui révèle toutes ses qualités dans les lieder, et le ténor Jaume Aragall (1939).


Un cinéma exigeant

Dans les années 1960 apparaît un cinéma catalan non-conventionnel qui fait les beaux jours des festivals... Parmi les grands noms, s’impose Pere Portabella (né en 1929), auteur de films exigeants ( Nocturno 29 , 1962, Le Silence de Bach , 1997). L’ École de Barcelone , influencée par la Nouvelle Vague française a eu pour film-manifeste, Dante n’est pas uniquement sévère , réalisé en 1966 par Joaquim Jordá .

Depuis lors les cinéastes catalans ont su cultiver leur originalité ; parmi les plus connus citons Ventura Pons ( Ami-amant , 1997, Barcelona (un mapa) , 2007), Marc Recha ( L’Arbre aux cerise s, 1999) et Albert Serra (Le Chant des oiseaux) . Par ailleurs, Barcelone a inspiré entre autres Cédric Klapisch avec L’Auberge espagnole, 2002, Woody Allen avec Vicky, Cristina, Barcelona, 2008) et a donné un des acteurs en vogue au cinéma français d’aujourd’hui, Sergi López .

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