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Paris aujourd’hui

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Paris aujourd’hui

À quoi ressemble Paris aujourd’hui ? Comment y vit-on ? Comment les touristes la perçoivent-ils ? La ville a-t-elle changé ? Pour beaucoup, Paris sera toujours Paris. Dans sa façon d’évoluer sans cesse tout en demeurant immuable. Dans sa façon d’être à l’avant-garde dans tous les domaines. Dans sa façon de faire de tout un événement. Dans cette inexplicable aura qui fascine tout autant l’autochtone que le visiteur.


Portrait de la ville

Prenez un plan de Paris : complètement enserrée dans son boulevard périphérique, enceinte visuelle et bruyante, dotée de deux poumons verts (les bois de Boulogne et de Vincennes), la capitale présente une forme à peu près circulaire et une silhouette trapue, plus large (12 km d’est en ouest) que haute (9 km du nord au sud), traversée par le ruban de la Seine. C’est une toute petite capitale – 87 km ² quand Madrid en fait 607 et Moscou 879 –, où tout est concentré : 20 000 habitants au kilomètre carré (Marseille en a 3 300…) C’est là, sur ce petit territoire fermé où vivent précisément 2 181 371 Parisiens, que bat le cœur de la France…

Le fleuve et l’île

Paris s’est développé autour d’une île de la Seine, la Cité, qui était alors un point de passage obligé pour aller de la Loire vers le nord. L’intérêt stratégique de la position de l’île a été déterminant. Voie de communication, voie de transport des marchandises, la Seine apportait par ailleurs une défense et une protection naturelles contre les invasions.

C’est ce fleuve qui, à juste titre, a donné à Paris sa devise : Fluctuat nec mergitur (« Elle est battue par les flots, mais ne sombre pas »), après lui avoir donné naissance et s’être insinué paresseusement entre les « montagnes » qui parsèment la géographie de la cité : Buttes-Chaumont, Montmartre, Montparnasse, montagne Ste-Geneviève, Butte-aux-Cailles.

La Seine a véritablement donné un visage à Paris et l’actuel logo de la RATP (Régie autonome des transports parisiens) a parfaitement traduit cette image : le cours de la Seine représente le contour d’un visage de profil, entouré d’un cercle symbolisant les limites de Paris.

La coquille d’escargot

D’un point de vue administratif, Paris ressemble à une coquille d’escargot : au centre, la Seine et le 1er arrondissement et, s’y enroulant tout autour, les 2 e , 3 e , 4e et 5e arrondissements constituent le centre historique (antique et médiéval). Tout proches, et continuant la boucle hélicoïdale, les 6 e , 7 e , 8 e , 9 e , 10 e et 11 e arrondissements englobent les anciens faubourgs (Ancien Régime) ; enfin, les 12 e , 13 e , 14 e , 15 e , 16 e , 17 e , 18 e , 19 e et 20 e arrondissements terminent la boucle, étant passés du statut de village à celui d’arrondissement de Paris en 1860.

Les quartiers de Paris

Paris se compose de vingt arrondissements, chacun détenant son administration et ses propres caractéristiques. Et chaque arrondissement se compose de quatre quartiers dont les limites ont été fixées par leurs habitants ; c’est-à-dire que si vous traversez une rue, vous n’êtes plus forcément dans le même quartier, ni dans le même « village ».

Un quartier, une activité

Lorsqu’il s’agit de décrire Paris, on peut commencer par différencier les quartiers en fonction de leur activité. Cette approche est historique. En effet, depuis toujours, on distingue la rive droite de la rive gauche, la première étant dédiée au commerce et aux affaires, la deuxième au savoir (universités et éditeurs). Quant au pouvoir, aux origines situé sur l’île de la Cité, il s’est déplacé à la fois sur la rive droite (faubourg St-Honoré pour le palais de l’Élysée) et sur la rive gauche (faubourg St-Germain pour les ministères, le Sénat et l’Assemblée nationale), le long de l’axe historique de la Voie triomphale.

À l’instar des corporations médiévales, des professions artisanales ou commerciales se sont groupées par quartier, leur donnant, encore aujourd’hui, une physionomie bien particulière : haute couture faubourg St-Honoré, avenue Montaigne et rue François-I er , magasins de luxe près de l’Opéra, joailliers rue de la Paix et place Vendôme, éditeurs et libraires autour de l’Odéon, ébénistes au faubourg St-Antoine (même s’ils sont de moins en moins nombreux), grossistes en vêtements au Sentier et au Temple, antiquaires dans la rue Bonaparte et la rue La Boétie, fabricants d’objets de piété à St-Sulpice, luthiers rue de Rome, cristalliers rue de Paradis, grainetiers sur le quai de la Mégisserie…

Enfin, l’arrivée massive d’immigrants a créé de nouveaux quartiers commerçants : Chinois à Arts-et-Métiers (3 e arr.), Belleville (20e arr.) et dans le 13e arrondissement, Africains et Antillais dans le quartier de Château-Rouge (18e arr.), Maghrébins à Barbès, la Goutte d’Or (18 e arr.) et Belleville, Juifs dans le Marais (4e arr.) et le Sentier (2 e arr.), Pakistanais à la Chapelle (10 e arr.).

Un quartier, une ambiance

Chaque quartier a son ambiance et chacun trouvera celle dans laquelle il se sent bien. Pour les uns, ce sera la Butte-aux-Cailles et ses bars à vins, préservée de l’agitation par les ruelles escarpées qui y conduisent ; pour d’autres, le marché de la rue Mouffetard, autour de l’église St-Médard, ses couleurs, ses odeurs ; ou alors la Contrescarpe, avec ses cafés où l’on a tant de fois refait le monde.

D’autres traîneront entre Maubert et la Seine, parmi ces maisons de guingois, ces petites places où des tables en terrasse vous incitent à une halte, ces venelles étroites et tortueuses, comme la rue Maître-Albert dévoilant soudain les dentelles de pierre de Notre-Dame, avant de flâner devant les boîtes vertes des bouquinistes.

D’autres encore préféreront l’île St-Louis, intime et silencieuse : une glace chez Berthillon, un tour dans les galeries d’art, précédant une balade le long des eaux vertes de la Seine dans ce paysage tout bruissant des ombres du passé, tandis qu’adossé au tronc d’un platane, indifférent aux rumeurs de la ville, un saxophoniste joue pour lui seul.

Autour de la place des Vosges et de la rue des Francs-Bourgeois, le Marais sera un autre monde tout aussi fascinant : les vieux hôtels y ont repris vie, antiquaires, boutiques de mode, bars et librairies donnent au quartier un autre visage tandis que la rue des Rosiers vaque à ses affaires, indifférente aux modes.

À l’est, la mode villageoise sera à l’honneur : à Ménilmontant, rue St-Blaise – qui descend face à l’église de Charonne – avec ses réverbères, ses gros pavés, ses maisons blanches qu’ont investies créateurs, artistes et restaurants.

Pour les classiques, c’est St-Germain-des-Prés qu’il faut explorer avec le lacis de ruelles entre la Seine et St-Germain. Le marché de Buci, le café Procope, la rue St-André-des-Arts, la cour St-Germain ; ou bien St-Sulpice et ses boutiques de mode, le Quartier latin et ses cinémas.

Pour d’autres encore, ce sera du lèche-vitrines devant les superbes boutiques de mode de l’avenue Montaigne et de la rue du Faubourg-St-Honoré, après avoir peut-être eu la chance d’assister à l’un des nombreux défilés de mode internationaux ; ou alors l’œil sera attiré par les splendides bijoux de la place Vendôme et de la rue de la Paix.


Paris carte postale

Le Paris des cartes postales, c’est ­celui dont rêvent les touristes, un Paris loin des tracas quotidiens que peuvent connaître ses habitants. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce Paris-là existe bel et bien !

Paris mythique

D’abord un décor, reconnaissable entre tous. La Seine et ses monuments prestigieux, ses bouquinistes, ses bateaux-mouches et ses péniches amarrées le long des berges, ses ponts où s’embrassent les amoureux. Ses magnifiques perspectives et ses larges avenues contenant à peine une circulation souvent trépidante. La tour Eiffel, bien sûr. Et la non moins fameuse pyramide du Louvre. Mais ce sont aussi des quartiers, comme autant de villages, une lumière particulière, les stations de métro à la mode Guimard (Abbesses, Dauphine), les vieux réverbères, les colonnes Morris, les fontaines Wallace, de soudaines échappées sur le métro aérien glissant entre les immeubles, les rues tortueuses et pavées bordées de maisons et jardins qui leur confèrent un air provincial, les innombrables cafés…

Haut lieu de la mode et de la gastronomie au point d’incarner à lui seul l’élégance et l’art de vivre français, Paris est aussi, par son animation permanente, son caractère cosmopolite et son atmosphère particulière, une ville où, quelles que soient la saison et l’heure, il se passe quelque chose.

Paris aux touristes

Il est des quartiers, voire des rues, que les Parisiens évitent à tout prix ! Car de nombreux endroits appartiennent désormais aux touristes, ayant presque perdu leur spécificité, leur caractéristique parisienne. Tel est le cas de la place du Tertre à Montmartre : cette place typiquement parisienne, les touristes du monde entier se la sont appropriée ; elle est devenue internationale, en quelque sorte… Pour découvrir le vrai, l’authentique visage montmartrois, il faut s’éloigner de la place du Tertre et oser se perdre dans les petites rues adjacentes.

C’est comme s’il y avait deux Paris : un Paris de la vie quotidienne et un Paris touristique, les deux se mélangeant finalement assez rarement. Les Parisiens ne sont pas là où sortent les touristes. Mais Paris est grand et se partage facilement, d’autant que se fondre dans le flot des touristes est parfois pour le Parisien l’occasion de redécouvrir sa ville.


La vie parisienne

Tout d’abord une question : qui sont les Parisiens ? Ceux qui sont nés à ­Paris et qui y sont établis depuis plusieurs générations sont de plus en plus rares. En effet, Paris est une ville que l’on quitte ou que l’on adopte. Aujourd’hui, nombre de Parisiens ne le sont pas de souche, mais le sont devenus. Ce sont d’abord des provinciaux venus chercher du travail à Paris ; et ce sont également des immigrés, venus d’Afrique ou d’Asie pour chercher une vie meilleure… pas toujours au rendez-vous à l’arrivée de leur périple. Mais tous finissent par s’intégrer à Paris, par devenir Parisiens, chacun à sa façon, modifiant la carte d’identité de la ville, lui apportant ses habitudes et ses modes de vie.

Métro, boulot, dodo

Le quotidien ? C’est au petit matin l’odeur du pain chaud et des croissants sortant du four, l’eau glissant le long des caniveaux, les étals où fruits et légumes rivalisent de couleur, les terrasses de cafés offertes au soleil dès les premiers beaux jours, les marchés dont les allées étroites sont parcourues par de matinales vieilles dames tirant un Caddie fatigué, les zincs des bistrots où des rangées d’autochtones à demi endormis avalent leur petit crème…

Malheureusement, le quotidien du Parisien, c’est aussi les transports en commun bondés aux heures de pointe, parfois pour de très longs trajets (traverser Paris prend facilement une heure), des embouteillages, puis beaucoup de difficulté à se garer ; c’est affronter régulièrement les pics de pollution, le bruit et le stress, assumer les bronchiolites, un ciel souvent gris, des squares bondés, et une vie relativement onéreuse… Difficile dans ces conditions de profiter des beautés et des avantages de la vie parisienne. Alors on attend le week-end, ou le soir…

Un dimanche à Paris

Du lundi au vendredi, les Parisiens travaillent ; ils réservent leur samedi pour faire leurs courses… et ont donc leur dimanche pour redécouvrir leur ville sous un autre jour.

Le dimanche, c’est le jour où l’on va se promener en famille : les très nombreux jardins publics ainsi que les parcs de Paris sont envahis dès qu’un rayon de soleil apparaît ; les quais de Seine, fermés aux voitures, sont livrés aux cyclistes, rollers et piétons. Si quelques privilégiés quittent la capitale en fin de semaine pour gagner la campagne la plus proche, la grande majorité reste et recherche spontanément les espaces verts pour trouver un peu d’oxygène.

Les jours de pluie, les musées sont accueillants, et nombre d’entre eux essaient d’attirer les familles en proposant des activités adaptées aux enfants. Sans parler des grandes expositions, qui fédèrent Parisiens et touristes, et de très nombreuses salles de cinéma proposant des films venant du monde entier.

Paris au mois d’août

L’image d’un Paris vidé de ses habitants au mois d’août est de moins en moins vraie. Aujourd’hui, nombre de Parisiens passent volontairement les mois d’été dans la capitale, car c’est à ce moment-là qu’ils peuvent se réapproprier leur ville : il y a moins de circulation automobile, moins de monde dans le métro ; la vie y est moins trépidante, mais tellement plus agréable, et il est même possible de paresser au soleil ou de profiter de nombreuses animations grâce à Paris Plages !

Du titi au bobo parisien

Autrefois, le vrai Parisien était celui qui y était né, dont les parents et grands-parents y avaient vécu, et qui pour rien au monde n’aurait quitté sa ville natale. Le titi, c’est le Parisien des quartiers populaires, celui que l’on reconnaît à sa gouaille, à sa frivolité et à son esprit toujours en éveil. Il est admirablement incarné par Arletty dans les films Les Enfants du paradis et L’Hôtel du Nord .

Aujourd’hui, à l’opposé de ce personnage, se trouve le bobo parisien (le bourgeois-bohème) : il habite l’est de Paris – Oberkampf, Ménilmontant, Belleville, Bastille, le canal St-Martin –, a transformé un atelier d’artisan en loft au décor très design ; il sort beaucoup, assiste aux vernissages des galeries d’art, fréquente les cinémas d’art et d’essai, va boire un verre le long du canal St-Martin, achète ses vêtements dans les boutiques de créateurs du Marais, mange exotique mais se régale aussi bien d’une bonne andouillette grillée.

Son monde est celui de la famille recomposée, des droits de l’homme, de l’écologie, de la liberté culturelle et du vote socialiste ; il affiche une volonté de mixité sociale, l’exigence de bonnes écoles pour ses enfants et un certain penchant au libéralisme économique…

Sans complexe pour toutes ses incohérences idéologiques, c’est lui qui fait la vie culturelle parisienne, montre les tendances et donne une nouvelle couleur à des quartiers autrefois royaumes des titis…

Paris, une nationalité ?

Être parisien : tout un programme ! Un « vrai » Parisien associe la nationalité française à une « nationalité » parisienne. À croire qu’il est parisien avant d’être français. Sacha Guitry a raison : « Le Parisien ne vit pas à Paris, il en vit. »

On peut même aller plus loin en parlant de nationalité de quartier : en effet, le Parisien reste très attaché à son quartier, ou à ses quartiers de prédilection où il se rend fréquemment, sans avoir jamais mis les pieds ailleurs dans Paris… Les gens de la Bastille ne vont pas à Passy ; quant à ceux d’Auteuil, ils pensent que La Villette est en banlieue…

« Paris aux Parisiens » ? Faux. D’abord parce que les provinciaux tentent, de moins en moins il est vrai mais tentent quand même, de conquérir Paris. Ensuite, parce que de nombreuses communautés d’origine étrangère ont adopté certains quartiers de Paris.

Une ville pour sortir

Le charme de Paris tient à ses innombrables cafés ; on en compte 12 000 : cafés de boulevard aux terrasses envahies, cafés littéraires, fidèles à l’esprit « rive gauche », cafés « branchés », petits bistrots de quartier… Le meilleur moment pour s’y asseoir est peut-être le matin tôt, en fin d’après-midi, ou encore en début de soirée, pour l’apéritif, entre 5 et 7.

Quand vient la nuit, la quête de bonnes adresses devient plus délicate. La vie nocturne parisienne se referme sur elle-même, se dérobe par une multitude de codes, de « tuyaux », de filtrages qui réservent les lieux d’intense distraction à quelques initiés, aux noctambules impénitents. Les modes changent ; les quartiers détiennent tour à tour le flambeau de l’atmosphère la plus in : le Marais, Bastille, Charonne, Ménilmontant et Oberkampf. Mais l’intérêt reste égal car là où la mode passe, l’authenticité peut resurgir.

La nuit, lorsque l’ombre et la lumière mettent en scène la capitale, Paris est tout aussi magique : embarquer à bord d’un bateau-mouche, tandis que la lumière dévoile la beauté architecturale des monuments, soulignant ici une frise, là un fronton, enveloppant de mystère et de poésie ce que l’on croyait pourtant connaître, avant de se poser : et là, on n’a que l’embarras du choix. Montmartre et ses cabarets (le Moulin-Rouge et son french cancan pour les uns, le Divan du monde ou la Cigale et leurs musiques cosmopolites pour d’autres), Montparnasse avec ses cinémas, ses crêperies et ses célèbres brasseries, la Bastille, son Opéra et ses bars à vins, St-Germain et ses boîtes de jazz, la rue Oberkampf et ses bars à thème, les Grands Boulevards où, de l’Opéra à la porte St-Martin, les théâtres se succèdent, les Champs-Élysées où le Fouquet’s et le Lido ne sont que des pôles d’animation parmi d’autres, le Marais avec ses bars gays et ses cafés-théâtres, les quais de Seine et leurs péniches devenues lieux de spectacles… Il y a tant de façons de passer une soirée à Paris !


Parisiens d’ici et d’ailleurs

Ville attractive, Paris est un kaléidoscope où toutes les communautés du monde sont représentées : Antillais, Africains, Slaves, Extrême-Orientaux, Latino-­Américains, Juifs, Indiens, Pakistanais… Certaines ont investi un quartier, dans des conditions de vie parfois difficiles. Ce ne sont pas des endroits « touristiques » : on va y faire son marché, déguster une pâtisserie, dénicher un disque, un tissu, un objet d’artisanat. D’innombrables restaurants, épiceries, traiteurs proposent toutes les senteurs et les cuisines du monde. Un véritable voyage aux quatre coins du globe s’accomplit en quelques stations de métro.

La Cité nationale de l’Immigration, aménagée dans l’ancien musée des Arts africains de la Porte Dorée, raconte et explique l’histoire des immigrants en France sur deux siècles.

Afrique et Antilles

Africains et Antillais se regroupent par ethnie, profession et quartier. C’est à Paris, au début des années 1980, que le zouk, musique d’origine africaine et antillaise, est lancé avec Kassav ; Radio Nova (101.5 FM) imagine le concept de « sono mondiale » qui prend son essor sous l’appellation anglo-saxonne de « world music », abondamment représentée lors de la fête annuelle de la Musique (21 juin).

Capitale de l’art africain dans les années 1920, Paris a conservé d’intéressants musées comme le musée Dapper, et des galeries d’art, concentrées dans le quartier Bastille et à St-Germain-des‑Prés.

Le nouveau musée du Quai-Branly constitue dorénavant l’une des grandes références parisiennes pour l’art africain et tous les arts non européens.

Côté spécialités gastronomiques, la plupart des épiceries (Belleville, Goutte d’Or) sont tenues par des Orientaux, bien qu’elles proposent les produits de base de la cuisine afro-antillaise. Sur le marché Dejean (r. Dejean, entre les rues des Poissonniers et Poulet, M o Château-Rouge), les mamas vendent produits frais ou cuisinés ; on y trouve également poissons, viandes et autres produits d’Afrique.

Paris Maghreb

La ligne 2 du métro traverse quelques lieux du Paris maghrébin : Barbès et la Goutte d’Or (18 e arr.), marqués par une rénovation progressive, et Belleville (19 e et 20 e arr.).

Le raï, mélodie répétitive des quartiers populaires oranais, entre fado et blues, a conquis Paris. Les chanteurs-­poètes sont des cheb (« jeunes ») : Cheb ­Khaled, roi incontesté du raï, Cheb Kader, Cheb Mami.

Pour tout connaître de l’art et de la culture maghrébins, rendez-vous à l’Institut du Monde arabe.À la Grande Mosquée, le hammam a été le décor de bien des films ; le thé à la menthe est servi dans le Café maure, juste à côté.

Pour trouver les ingrédients de la cuisine maghrébine,il faut vous fondre dans la foule des marchés d’Aligre (pl. d’Aligre­ - M o Ledru­-Rollin - tous les matins sauf lundi), de Belleville (mardi et vendredi matin) ou de Barbès (mercredi et samedi).

La communauté juive à Paris

Son quartier historique est le Marais, autour de la rue des Rosiers. Décimée pendant l’Occupation, elle s’est reformée avec l’arrivée des Juifs d’Afrique du Nord qui se sont établis dans le Sentier et surtout en banlieue, où habitent aujourd’hui la moitié des Juifs de France.

Divers lieux dans Paris témoignent de son histoire et de sa culture : Mémorial de la Shoah, musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme ; monument à la mémoire des déportés de Buna, Monowitz, Auschwitz, par Tim, au cimetière du Père-Lachaise.

Côté gastronomie, des spécialités comme les strudels aux pommes et à la cannelle mettent l’eau à la bouche . On en trouvera en particulier rue des Rosiers (4 e arr.).

Chinatown

Une plaque apposée au 13 r. Maurice-Denis (12 e arr.) rend hommage aux 120 000 Chinois qui vinrent en France durant la Première Guerre mondiale et rappelle que 3 000 d’entre eux, décidant au lendemain du conflit de rester à Paris, créèrent un premier quartier chinois près de la gare de Lyon.

À partir de 1975, ce sont surtout des Chinois de la diaspora indochinoise, malaise ou philippine qui se sont installés, à côté d’un courant d’immigration plus ancien, originaire de Chine du Sud.

Sans prétendre à la notoriété des Chinatowns de New York ou San Francisco, la partie du 13 e arr. comprise entre l’avenue d’Ivry, l’avenue de Choisy et la rue de Tolbiac offre un certain dépaysement, avec ses 150 restaurants aux enseignes multicolores, ses boutiques et ses épiceries où s’entassent toutes sortes de produits exotiques. L’animation est à son maximum lors de la fête du Nouvel An chinois. Un quartier défiguré par la construction de hautes tours échappe ainsi à l’anonymat. Ce regroupement, le plus important d’Europe, entraîne une intense activité commerciale, perceptible dans le centre commercial de l’ensemble résidentiel « Les Olympiades », labyrinthe de galeries, boutiques et restaurants aux couleurs et senteurs de l’Asie (accès par les escaliers, av. d’Ivry).

Dans le quartier de Belleville, on rencontre aussi, concentration plus modeste, un ensemble de restaurants et magasins asiatiques.

Pour connaître la culture et l’histoire de l’Asie, visitez lemusée des Arts asiatiques-Guimetet son annexe, les galeries du panthéon bouddhique de la Chine et du Japon : ilssont considérés par leur richesse et leur diversité comme le Louvre de l’Asie.

Le musée Cernuschi est réputé pour sa collection d’antiquités chinoises .

Citons encore la Maison de la Chine (76 r. Bonaparte, 6 e arr., M o St-Sulpice) et la pagode chinoise de la galerie d’art C.T. Loo & Cie (6 pl. du Pérou, 8 e arr., M o Courcelles).

Paris Japon

La communauté d’hommes d’affaires, employés d’entreprises nippones, étudiants et artistes japonais se concentre dans le quartier de l’Opéra et de la rue Ste-Anne, où nombreuses sont les occasions de savourer sashimis, sushis et autres ­tempuras.

Côté culture et civilisation, visitez le musée Guimet et sa merveilleuse collection de bouddhas et bodhi­sattvas rapportée par Émile Guimet, le musée d’Ennery qui présente, dans un incroyable décor ­oriental, la plus belle collection de ­netsukés au monde.

La Maison de la culture du Japon est une mine de renseignements sur la culture au pays du Soleil Levant.

Ne pas oublier le musée départemental Albert-Kahn, son jardin japonais, sa maison de thé et sa collection d’autochromes (14 r. du Port, 92100 Boulogne ) .

Si vous aimez le lèche-vitrines, les boutiques des stylistes nippons se concentrent autour de la place des Victoires­ et dans le quartier de St-Germain-des-Prés.

Les Indes à Paris

La plupart des migrants ne sont pas indiens, mais pakistanais, tamouls du Nord Sri Lanka ou bangladais. L’« Inde » à Paris se concentre le long de la rue St‑Denis : entre la gare du Nord et la porte de la Chapelle, rue Jarry, passage Brady, rue et place du Caire. Épiceries et restaurants sont nombreux rue Gérando, au pied du Sacré-Cœur, et à côté du lycée Jacques-Decour (M o Anvers).

Le Centre culturel Mandapa (6 r. Wurtz, 13 e arr., M o Glacière) propose chaque année une centaine de spectacles de théâtre, danse et musique indiens. La Maison des cultures du monde (101 bd Raspail, 6 e arr., M o Notre-Dame-des-Champs) organise spectacles de musique, de danse et de théâtre traditionnels indiens, pakistanais ou du Bangladesh.

Au musée des Arts asiatiques-Guimet, l’Inde est représentée par une magnifique section. La librairie offre une large sélection de titres sur les civilisations et les arts indiens, du Gandhara (art « gréco-bouddhique » du Pakistan et d’Afghanistan) et de tout l’Extrême-Orient.

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